Notre démarche

Notre Démarche Précoce d’Insertion socioprofessionnelle

La Haute Autorité de Santé a accordé, en 2011, son label à la recommandation de bonne pratique « Démarche Précoce d’Insertion socioprofessionnelle en établissement de soins de suite et de réadaptation spécialisés relevant des champs de compétences de la médecine physique et de réadaptation ».

Cette démarche est structurée en 4 phases. 

Données nationales Comète France 2019

Phase 1

Accueillir et analyser la demande

L’équipe accueille et présente la démarche précoce d’insertion.

La demande de la personne est évaluée en fonction de sa situation médicale, fonctionnelle, économique, scolaire et professionnelle.

Phase 2

Élaboration et évaluation de la faisabilité du projet

Mener l’ensemble des évaluations et bilans visant à élaborer un projet d’insertion réussi.

Construire un projet professionnel personnalisé et envisager les solutions et aménagements à mettre en place.

Mesurer la faisabilité du projet afin de s’assurer de la cohérence au regard des attentes de la personne, de ses capacités physiques et cognitives et de ses réalités professionnelles et personnelles.

Phase 3

Mise en oeuvre du plan d’action

Le projet d’insertion validé et accepté, est mis en œuvre pour concrétiser et finaliser l’accès, le maintien dans l’emploi, la reprise d’études ou de formation.

Phase 4

Suivi du plan d’action

L’équipe COMETE France suit pendant deux ans le devenir des personnes qu’elle a insérées.

TEMOIGNAGES

Un changement d’équilibre

Suite à un accident de travail, ce patient a réussi à préserver la fromagerie de Cantal au Lait Cru dans laquelle il s’était investi avec son épouse. L’activité de l’entreprise artisanale familiale, englobe toute la chaine : récolte du lait, transformation, affinage, vente directe et vente aux grossistes et en restauration.

Auparavant sur tous les fronts, depuis la production jusqu’au démarchage de grandes brasseries à Paris, il s’est recentré aujourd’hui sur la gestion administrative avec un minimum d’adaptation de son poste bureautique.

Afin de lui procurer une protection sociale et financière, une réflexion et une étude conjointes avec le Service social du RSI Auvergne, le médecin Conseil et le comptable de l’entreprise, ont été menées : il est passé d’un statut d’indépendant à celui de salarié de la fromagerie.

https://fr-fr.facebook.com/FromagerieCondutier/

Une expérience à partager

Ce patient tétraplégique, chef d’équipe dans une grande enseigne logistique s’attendait à être licencié pour inaptitude à la fin de son arrêt maladie. Son travail s’effectuait en entrepôt, sur un chariot élévateur à partir duquel il gérait son équipe tout en travaillant lui-même au chargement ou déchargement des camions.

Une visite alors qu’il était encore hospitalisé a été organisée sur site avec l’employeur et le médecin du travail. La décision a été prise de se hasarder dans l’étude d’un aménagement de poste et par conséquent d’une adaptation d’un chariot Fenwick à la fois au fauteuil roulant mais aussi au handicap des membres supérieurs de son conducteur.

Ce projet est passé par la réalisation d’un prototype et un financement lourd.

Les obstacles ont été levés progressivement, les solutions trouvées sur le plan technique et ce patient a repris son travail au bout d’un an et demi. Actuellement, ce matériel est disponible pour la formation de nouveaux conducteurs en situation de handicap.

Recherche de financement

Je souffre d’un handicap invisible : je suis « multi dys » et plus précisément, dyspraxique / dyslexique / dysgraphique et dysorthographique ; à tout cela s’ajoutent des troubles de la concentration…. !

Malgré tout, j’ai réussi à m’intégrer dans un cursus scolaire « normal » avec un bac à la clé ; âgée de 22 ans, je poursuis un cursus universitaire.

En effet, je suis aujourd’hui étudiante à l’UFR STAPS de Montpellier en licence « entrainement sportif ». Ma passion pour la natation m’a motivée à faire ce type d’études pour pouvoir faire partager mes connaissances mais aussi aider un public en situation de handicap.

J’ai entamé ma licence en 2016, à mon rythme (licence en 6 ans au lieu de 3) et avec l’aide de mesures et d’outils de compensation de mon handicap (tiers temps, secrétaire d’examens, tuteur et preneur de notes, SAVS…). Malgré toutes ces aides qui sont les bienvenues, je me retrouve actuellement en difficulté.

Ma fatigabilité, mon hyper sensibilité auditive, mes problèmes de concentration….ne me permettent pas de suivre de façon efficace les cours en amphithéâtre. Le bruit ambiant (quelle que soit la place assise dans l’amphi) et la durée des cours magistraux m’empêchent de suivre et d’intégrer de façon sélective la présentation du professeur.

Etant suivie socio professionnellement par l’association COMETE France de Montpellier, toute une équipe de spécialistes (ergonome, ergothérapeute, médecin de rééducation, neuro psychologue, psychologue du travail et assistante de service social) m’accompagne et me soutient dans l’identification et la compensation de mes difficultés.  Nous avons pu ainsi identifier du matériel audio/acoustique qui va m’être d’une grande aide.

Il s’agit d’un émetteur de poche lié à un micro (porté par le professeur) et connecté à un récepteur lié à un casque réducteur de bruit que je porterai.

Malheureusement ma situation financière fragile ne m’a pas permis d’acquérir cette aide technique qui coûte 1400 euros.

Etudiante, je n’ai que très peu de revenus (jobs étudiant) et aucune allocation ; mes difficultés « invisibles » ne sont pas considérées assez handicapantes par la MDPH. Le service handicap de l’université malgré sa bonne volonté (mesures déjà mises en place) n’a pu financer cette adaptation personnalisée.

Nous avons eu alors l’idée de faire appel à la générosité de tous à travers  une plateforme de crowdfunding solidaire dédiée aux personnes en situation de handicap : HUMAID.             

Et surprise, en moins d’un mois l’objectif a été atteint !  

Sarah VIGIER.

Son projet est ici